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GuiHome, de son vrai nom : Guillaume (pourquoi chercher ?), est né d’une maman et d’un papa Wattecamps. C’était à Namur, un 20 janvier 1992, faites le calcul.

 

Guillaume est un petit garçon comme les autres, sauf que…

… sauf que les autres ne lui semblent pas être tout à fait comme lui, ce qui le laisse perplexe.

 

En effet, alors que tous les enfants de son âge sont habillés par H&M, C&A ou Okaïdi (selon les bourses et la générosité de marraine) le petit Guillaume, pour sa part, ne s’habille que chez Marvel, Disney et Maxi Toys.

 

Ce n’est pas que Guillaume “aime” se déguiser, mais Guillaume ne comprend pas pourquoi il faudrait s’habiller “sérieusement” quand on a la chance de n’être qu’un enfant d’autant qu’il sera toujours temps plus tard de se conformer aux convenances vestimentaires de la vie de ceux qui deviennent grands.

 

Autrement dit : pour vivre heureux, vivons joyeux !

 

Guillaume traverse donc les six premières années de sa vie habillé au quotidien comme ne le sont ses petits camarades qu’une seule fois par an à l’occasion de leur goûter d’anniversaire, c’est à dire déguisé en Peter Pan, en Zorro… ou en Jedi.

 

A l’école maternelle, les premiers jours, ça interpelle, mais peu à peu, tout le monde s’y fait : c’est Guillaume, différent chaque jour, et c’est très bien comme ça !

 

Le drame survient un matin de septembre 1997 lorsqu’il se présente à la grille de l’école primaire habillé pour ce premier jour de classe en Batman. Gentiment, on lui fait comprendre que c’est bon pour ce lundi mais que, dès mardi, et pour toute la vie désormais, il s’agira de s’habiller comme tout le monde.

Guillaume ne comprend pas. Apprend-on mieux à lire et à compter habillé en jeans et T-shirt plutôt qu’en pirate ? Où est le problème ? Il faut qu’on lui explique.

 

Même si son raisonnement est frappé au coin du bon sens, les convenances ont la vie dure et Guillaume doit ranger ses panoplies de cow-boy et d’indien au grenier pour toujours. Jusqu’au jour où…

 

Jusqu’au jour où ses parents décident de l’emmener voir un comique à la Maison de la Culture de Namur. Pendant près de trois heures, il voit un adulte du même âge que ses parents et que ses professeurs enfiler les accoutrements, les perruques et les chapeaux les plus fantaisistes uniquement pour faire rire les gens. Il y a donc un moyen de continuer à se déguiser une fois adulte : il suffit d’être comédien, comique si possible, c’est encore mieux.

 

Au sortir du spectacle, sa décision est prise. Il l’annonce à ses parents dans le hall du théâtre : plus tard, il veut faire “ÇA” ! Il n’a que huit ans, il ne changera plus de projet.

 

Pour patienter (mais surtout pour nourrir son rêve qui le dévore de grand appétit) Guillaume fait du théâtre “à fond” de 8 à 16 ans, et à l’approche de ses 18 ans, il s’entraîne pendant deux ans à faire rire dans les joutes d’impro de la FBIA.

 

Diplôme d’humanité en poche dans les règles et dans les temps, il part à Paris pour y apprendre le métier qui l’attend depuis le soir de ses huit ans : comédien comique.

Par souci d’indépendance et parce qu’il ne veut pas vivre son rêve à crédit de ses parents, Guillaume assume seul sa condition de nouveau Parisien, et pour pouvoir se payer sous-pente, sandwiches et cours de théâtre, il vend des crêpes et des churros dans un food-truck installé au pied de la Tour Eiffel.

 

Si Guillaume ne devient pas d’emblée la nouvelle coqueluche belge des Grands-Boulevards, il devient en revanche très rapidement le meilleur vendeur de crêpes de l’esplanade du Trocadero, ce qui fait la fierté et la fortune de ses employeurs.

Plus le temps passe et plus Guillaume vend de crêpes et moins ce qui semble devenir peu à peu son métier malgré lui ne lui laisse de temps pour aller aux cours.

 

C’est quand il se rend compte que son rêve est en train de sombrer dans la pâte à gaufre qu’il décide de revenir en Belgique pour y apprendre un métier convenable que l’on pratique habillé comme tout le monde, tant pis.

 

Mais son rêve ne le lâche pas. Engagé dans un cursus de trois ans dans une école de communication bruxelloise, Guillaume décide alors “en attendant” de faire depuis sa chambre ce qu’il est bien décidé à faire plus tard sous les projecteurs : faire rire.

 

Une webcam, un vieil iMac et le décor authentique de sa chambre d’étudiant feront l’affaire.

 

Mais là où des centaines de jeunes aspirants comiques se lancent chaque jour dans l’aventure du web, Guillaume trouve immédiatement son style et son sujet : les turpitudes du monde de l’étudiant et les petits malheurs de ceux qui l’entourent.

 

En quelques vidéos, Guillaume, devenu Gui-Home pour les besoins de l’identification Facebook, se retrouve sur les écrans, les tablettes et les portables de centaines de milliers de jeunes et de gamins, de Bruxelles à Arlon et de Mouscron à Malmedy.

 

Quelques mois et quelques dizaines de vidéos plus tard, GuiHome a gagné les familles, les profs, les jeunes, les p’tits frères, les grandes soeurs, les parents… et les beaucoup moins jeunes.

 

GuiHome devient en quelque mois un véritable phénomène de société sans avoir jamais quitté sa chambre et sa page Facebook “Gui-Home vous détend” fédère à ce jour plus de 650.000 fans, chiffre très rarement atteint pour une page Facebook en Belgique francophone.

 

Chacune de ses vidéos est visionnées des centaines de milliers de fois, souvent en quelques heures seulement, et certaines dépassent aujourd’hui le million de vues.

 

Quelques jours à peine après avoir décroché son diplôme dans une école supérieure en communication, GuiHome entreprend l’écriture et la mise en œuvre de son premier spectacle qu’il crée le 2 novembre 2015 au Théâtre Mercelis à Bruxelles devant une salle comble et hilare. C’est la première fois de sa vie qu’il monte seul sur scène. Le public est aux anges et les spectateurs, toutes générations confondues, ressortent conquis et heureux d’avoir été « les premiers ».

 

Après quelques 20 représentations de « mise en jambe » toutes données à guichets fermés à Bruxelles, Charleroi et Liège, GuiHome s’installe au Théâtre Molière pour y passer les fêtes avec ce qu’il faut bien appeler désormais « son » public.

 

Les 23 représentations affichent « sold-out »et en moins de deux mois, GuiHome qui n’était jamais monté sur scène auparavant joue son premier spectacle devant plus de 10.000 spectateurs.

 

Le 19 février 2016, il donne le coup d’envoi de sa première tournée au théâtre du Trocadéro à Liège. Deux représentations y sont prévues. Il en donnera cinq. Le succès se dessine…

 

Le 22 mars, la Belgique est secouée par le double attentat de Bruxelles et le soir, son spectacle est naturellement annulé. Sous le choc et l’émotion, il publie deux jours plus tard une vidéo spontanée dans laquelle il dit avec justesse et sincérité toute la douleur, le dégoût et surtout la détermination des Belges à faire triompher la vie. Quelques heures à peine après sa publication, sa vidéo devenue virale totalise plusieurs million de vue sur sa page Facebook et est relayée dans le monde entier.

 

GuiHome est sollicité par toute la presse francophone internationale (France, Québec, Suisse…) qui trouve en lui l’incarnation exemplaire de la douleur et de la dignité des belges, ce qu’il refuse.

 

Après quelques jours, sa vidéo affiche plus de 10.000.000 de vues au compteur, un record belge.

 

La tournée reprend son cours et en quelques mois, après 35 représentations sold-out, 35.000 spectateurs ont déjà été rire avec GuiHome dans sa chambre reconstituée sur scène.

 

La tournée est donc prolongée d’une vingtaine de représentations supplémentaires.

 

L’aventure ne fait que commencer….